Les Comores

L’archipel des Comores est constitué de quatre îles (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte) au nord-ouest de Madagascar et face au Mozambique.  La capitale, Moroni, se situe sur la plus grande des îles, la Grande Comore. La langue officielle est le shikomor (comorien), parlé par 96,9 % de la population, le français pour l’enseignement et la fonction publique et l’arabe pour la religion islamique.

L’Union des Comores est une république formée des trois îles de Grande-Comore, Mohéli et Anjouan qui a obtenu son indépendance de la France en 1975. Par référendum, la quatrième île, Mayotte, est restée française et forme un département d’outre-mer. L’Union des Comores, soutenu par l’ONU, considère que Mayotte est illégalement occupée par la France.

Dès l’indépendance, la jeune république s’enfonce dans une longue période d’instabilité politique et de coups d’État qui voit se succéder une série de dictateurs, la prise de pouvoir de mercenaires comme Bob Denard et une invasion militaire d’Anjouan soutenue par la France. Actuellement, le régime est devenu plus calme depuis quelques années et voit se succéder à tour de rôle des élus des trois îles.

La population des trois îles serait de près de 800.000 habitants en 2016 mais on considère que la diaspora est constituée d’une population au moins aussi importante, principalement à Mayotte et en France métropolitaine.

La plus grande partie de la population est rurale et vit de culture vivrière ou de la pêche. Les îles exportent néanmoins de la vanille, de l’ylang-ylang et des girofliers mais le pays n’est pas autosuffisant sur le plan alimentaire.

Anjouan

Anjouan est une des quatre iles de l’archipel des Comores. Sa capitale est Mutsamudu. Sa population est d’environ 335 000 habitants. Sa superficie est de 424 km2.

L’île d’Anjouan est la principale zone de production agricole de l’Union. Les principales ressources sont l’ylang-ylang et le girofle qui sont récoltées principalement dans l’île. La production des fruits et des légumes y est aussi importante et des exportations ont lieu vers Mayotte. On y cultive également un peu de riz, mais très insuffisamment pour l’autosuffisance.

L’île possède le port de Mutsamudu et l’aérodrome d’Anjouan-Ouani. L’île possède de grandes plages de sable noir et très peu de sable blanc, le tourisme y est quasi-inexistant.

Aux environs de 1500 est fondé le sultanat d’Anjouan, qui englobe toute l’île. L’île devient protectorat français en 1866. En 1974, les Anjouanais se prononcent à 99,5 % pour l’indépendance.

Domoni

Domoni est la seconde ville de l’île d’Anjouan. Elle est située sur la côte orientale de l’île. Sa population est estimée à 18 000 habitants.

Domoni est la ville natale de Ahmed Abdallah, le père de l’indépendance des Comores et premier Président des Comores, assassiné en 1989. On y trouve son mausolée, principal monument de la ville.

Domoni fut dès le xve siècle le siège d’un des plus puissants sultanats d’Anjouan. Elle était une des rares villes de l’île protégée par des remparts contre les attaques des pirates malgaches. Elle était aussi une ville portuaire, ancien mouillage des navires à voile européens allant aux Indes et des boutres de l’océan Indien. Aujourd’hui cette activité a disparu, restent les pêcheurs traditionnels et les barques à moteurs appelés kwassa kwassa effectuant des trajets inter-îles.

Elle abrite une importante communauté dite chirazienne, descendant de l’aristocratie sunnite persane ayant fui Chiraz entre le XIVe et le XVIIIe siècle. La vieille ville possède une médina, où on pénètre dans un labyrinthe de ruelles et venelles parfois couvertes. Les maisons y communiquent souvent par les terrasses qui se touchent ou sont reliées par des passerelles.